JOYEUX ET SAINT NOEL !

magandang umaga !  Bonjour tout le monde,

 

Voilà l’année 2008 qui s’achève. Déjà quatre mois que je suis rentrée en France, et j’ai du mal à m’en rendre compte.

Mais la vie continue n’est-ce pas ! j’ai régulièrement les Philippines en ligne, et là-bas aussi la vie continue… et le combat aussi !

Les apôtres de Marie, Yolly, Judith, Marie-Caritas et tous les autres continuent leur oeuvre  avec vigueur, et si vous allez voir le site d’Alice, une jeune Française déjà présente là-bas, vous y découvrirez d’autres photos de catéchisme, mission médicale, accueil des patients et joie de vivre !! http://inlovewithephilippines.unblog.fr

Yolly est toujours aussi occupée, Judith sert toujours de secrétaire, libraire, coursier, déléguée auprès des patients … Marie-Ca sert toujours de chauffeur, bout en train … Sherryl s’occuppe toujours de compulser tous les dossiers, et  de produire des documents sur l’éthique catholique … Kody, Kitz, Godwin, Vilma, et tous les autres, entre leurs études sont là pour donner un coup de main ! et les étudiants infirmiers dont May-May bien sûr sont également toujours présents !

Et ainsi l’office continue à faire son oeuvre de miséricorde spirituelle et corporelle, pour le bien de tous !

Et il faut bien sûr commencer à préparer la mission d’août prochain : 3000 patients cette année, ça veut dire 5000 l’année prochaine ! nous aurons besoin de plus de volontaires, et nous irons certainement explorer d’autres région des Philippines !!!!

Par contre je préviens tous ceux qui veulent se lancer dans cette magnifique aventure : douleur garantie en revenant dans notre bonne mais pauvre terre de France ! heureusement la gentillesse des Philippins vous rejoint jusqu’au delà des mers ! 

Je vous souhaite à tous d’excellentes et Saintes fêtes de Noël

 


Archives pour la catégorie mon journal

article du petit dernier du groupe (enfin!) : XAVIER

Dernier de la Rosa Mystica dream team à raconter la mission, je ne tenterais pas de vous décrire ce qui s’y est passé, mes camarades s’en étant déjà bien chargés… Je me contenterais juste de critiquer, car malgré toute leur bonne volonté et leur verve enthousiaste, ils ne vous ont livré qu’une image floue, en 2 dimensions… Et je suis sur qu’ils seraient d’accord avec moi pour dire qu’une mission aux Philippines ne se raconte pas mais se vit… Il est en effet absolument impossible de recréer par les mots (même un Balzac après sa description de la cuisine dans le père Goriot n’y parviendrait pas…) l’ambiance, les odeurs, les sons, les couleurs, le fouillis que sont les Philippines, d’autant plus que, comme le dit l’Abbé Wagner (prononcé à l’anglaise Ouaggnere), il y a autant de Philippines qu’il y a de provinces, voire de villes, avec dialectes, habitudes vestimentaires et culinaires (ce qui a un fort retentissement sur l’atmosphère olfactive)…

Et puis surtout, il y a la misère, la crasse : tous les étrangers (à l’exception peut-être de Clotilde) y ont échappé, mais elle est bien présente et j’ai eu, au cours des 2 missions que j’ai effectué, souvent l’occasion de la voir, de la sentir et de la ressentir… Cette misère qu’on ne peut décrire, qui côtoie l’opulence des riches décomplexés à laquelle ils ne se mélangent pas et qu’ils ne voient même plus … Cette misère, propre à une grande portion de la population qui vit au jour le jour, que l’on retrouve à toutes les étapes de la vie de ceux qui la subissent et particulièrement dans le malheur (blessure, maladie, inondation, disette…)… Enfin, cette misère qui malgré toute la bonne volonté qu’elle met à s’acharner sur les petites gens, ne parvient pas à les abattre totalement, à les voler de leur joie de vivre, à leur enlever leur sourire… Combien de cas avons-nous vu, pendant ces 5 jours de mission, qu’on aurait voulu extirper non seulement de leurs maladies, mais aussi à qui l’on aurait voulu offrir la possibilité de ne pas toujours courir après le train sans jamais pouvoir le rattraper…

Tout cet élan lyrique (ceux qui me connaissent et ne comprennent mon cynisme qu’au premier degré rajouteraient hypocrite) pour en venir à 2 choses :

Le français moyen, chauvin et geignard, qui se plaint au premier incident (je le connais bien, j’en fais partie) devrait s’estimer chanceux d’avoir un toit, de pouvoir manger à sa faim et d’être sur d’être pris en charge au moindre petit bobo… en conséquence de quoi il devrait pouvoir, et avec le sourire svp, faire de petits sacrifices financiers pour permettre à cette mission de continuer, car même là-bas les médicaments coutent cher et notre chère ACIM-Asia tire la langue. Il est bien évident que ceux qui préfèrent venir peuvent s’affranchir d’une telle formalité, le sacrifice du billet d’avion étant déjà considérable…

Ce qui nous amènent au 2ème point, à savoir qu’on a besoin de monde là-bas, surtout des médecins, des infirmières, des pharmaciens… et même de personnes ayant un peu de bonne volonté. Car il faut savoir qu’aux Philippines, avoir la peau blanche donne une aura inimaginable en France (je ne compte plus les instituts de beauté proposant de faire blanchir la peau…) et que cette aura nous permet de faire venir toutes les classes sociales à nos missions (même les aisés ne se gênent pas pour venir : eh oui, c’est gratuit…) ce qui permet à nos prêtre de faire leur apostolat et surtout (je suis étudiant en médecine donc priorité à la santé du corps ; l’abbé inverserait surement) d’apporter des soins nécessaires à des gens qui sans notre venue n’auraient jamais les moyens d’aller en consultation.

Je terminerais par l’expression de mon admiration pour tous ceux qui sont venu se perdre dans un coin paumé des Philippines, dans une région relativement instable pour se mettre au service des plus démunis : la famille Dickès, Clotilde, Delphine, Claire, Chantal, les Gressier, les Abbés Couture, Wagner, Loop… J’espère avoir l’occasion de repartir en campagne avec vous à l’occasion d’une prochaine mission…

Enfin une note d’humour, citation de l’abbé Wagner qui lors d’un séance plaisanterie particulièrement intense nous a pondu une parodie mythique : « Ich bin ein Philipiner »… Rendez-vous l’année prochaine

RETOUR EN FRANCE

Bonjour à tous,

Voilà un peu plus de deux semaines que j’ai retrouvé le sol natal : vous pourriez penser (à juste titre) que je suis un peu longue à donner de mes nouvelles !

Dur, dur, le retour : et même un peu plus triste que prévu ! Mais reprenons…

Samedi 23 août : les cousins de Mai-Mai m’offrent un dernier gage d’amitié avant que je ne quitte Gen San. Triste journée de départ ! Chacun tente de retenir ses larmes, et de camoufler son chagrin. Pour en ajouter, le préposé à l’enregistrement du vol se met de la partie :

« Il y a 25 Kg Ma’am : il va falloir vider ! ». Bon, et moi, à moitié en larme :

« Écoutez, j’ai aidé ici durant 6 mois, et ce ne sont quasiment que des cadeaux de patients … »

« Donc vous me demandez de vous faire cadeau des 5kg ? Vous êtes missionnaire ?… » « OUI »

« Bon, alors c’est bien : passez !!!!! »

Dans l’avion qui a bien finit par m’arracher à Mindanao, je peux lire les lettres glissées dans mon sac avant le départ de l’Office : je n’aurais peut-être pas du…, pas tout de suite en tous cas ! J’avais prévu large en mouchoirs, ce qui m’a permis d’étancher la fontaine avant l’atterrissage à Manilles !

Là, je suis logée chez une dame que je ne connais ni d’Adam ni d’Eve, mais qui m’accueille avec la gentillesse et la générosité Philippine qui me va toujours droit au coeur.

Le lendemain à la messe, je retrouve plusieurs amis Philippins dont Marinella (une dame qui m’avait accueillie à mon arrivée aux Philippines) et qui me reproche de ne pas l’avoir prévenue de mon retour. Là aussi les adieux sont tristes ! Mon hôtesse, bien que nous ne connaissions si peu, m’emmène déjeuner dans un restaurant chinois, et m’offre un très beau chapelet, son amitié et ses prières : probablement pour chasser la tristesse de mon visage. Un jeune homme se propose aussi de me faire visiter un peu la ville, mais le temps est compté et les émotions encore trop fortes : je décline l’offre.

L’avion, c’est rapide mais c’est long : 20 heures de temps entre Manilles et Paris CDG ! Juste le temps de retourner un peu « tout ça » dans la tête. Drôle de tête que la mienne, probablement : elle a du alerter ce jeune homme rencontré à Abou Dabit, qui, ayant fait pas mal de séjour en Asie comprend tout à fait mon stress au retour en métropole.

La France : j’y arrive donc un peu comme un zombie ! Je redécouvre les paysages, les maisons, le macadam, les gens, l’indifférence et la froideur, le Français, le métro, le fromage et le pain !!! … mais aussi le plaisir d’une douche chaude !


Fin de l’exception, de cette expérience magnifique. Il faut de nouveau retourner dans la « vraie » (???) vie, en tous cas celle que je connaissais « avant », rechercher du travail, une voiture …

Rassurez-vous, je ne suis pas tant à plaindre que cela : la famille, les amis je les ai retrouvés avec joie, et eux, sont tout étonnés de me reconnaître, un peu différente et dépaysée…

Aïe aïe aïe ! Heureusement, mes amis Philippins ne m’oublient pas et m’envoient très régulièrement des nouvelles par Internet : et le drapeau philippin qui trône dans ma chambre me rappelle les bons souvenirs tels l’hymne national Philippin chanté haut et fort, la main sur le coeur … à droite bien sûr !!!

Il ne faudrait pas non plus que je complaise dans des souvenirs enchevêtrés, que je devrai bien un jour trier, …avec ces photos sans doute très émouvantes mais probablement trop nombreuses…

 

 

Comment achever ce courrier : je ne sais pas trop…

J’ai beaucoup aimé vous raconter cette magnifique expérience et vous décrire mes sentiments, mes observations, tâcher de vous faire partager mes émotions…

J’ai appris énormément sur les valeurs de la religion, de la vie, de la morale, de l’amitié … en complétant ainsi ce que j’avais déjà reçu : j’espère avoir donné à nombre de mes compatriotes, l’envie et le désir d’aller là-bas pour ne pas seulement vivre cette expérience unique par procuration ; mais de la vivre eux-mêmes, en donnant un peu (de leur temps, de leur enthousiasme, … d’eux-mêmes) pour recevoir selon les promesses de l’Évangile) beaucoup !

Ce blog restera ouvert tant que vous y posterez des messages : j’ai ajouté quelques photos, et quelques commentaires à celles qui en étaient dépourvues. Reste à terminer un document que je m’étais promis d’inclure ici, pour présenter ACIM Asia d’une manière plus synthétique et donner quelques conseils pratiques aux futurs volontaires. À paraître … bientôt…


Merci encore de votre soutien spirituel et matériel : et comme on dit là-bas :

God Bless and Take care for ever!!!


article de l’abbé Wagner

Mademoiselle,
Alors qu’actuellement vous êtes quelque part entre Manille et Paris, très près du ciel mais finalement pas si loin que ca de la mer – il suffit de pas grand-chose… – (remarquez que vous vous approcheriez du Ciel d’autant que l’avion se rapprocherait de la mer), je me creuse la tête pour savoir quel pieux commentaire je vais pouvoir inventer. Et j’ai promis de ne pas dire de bêtises, ce qui rend la tâche encore plus ardue.
Pour éviter les classiques rengaines (« Je suis venu, j’ai vu, j’ai vaincu », ou encore « C’était super les Philippines, y’avait des bananes et des noix de coco, j’ai bu, mange, dormi, et m’en suis retourné plein d’usage et raison, vivre chez mes parents le reste de mon âge »), je me contenterai de donner un bref (le mot est bien long) aperçu du caractère philippin.
Tout d’abord, il n’y a pas de caractère philippin (ça commence bien…) ; je veux dire que si vous vous trouvez à Manille, vous ne rencontrerez pas le même genre de personnages qu’à Baguio ou Gensan. Un mot anglais qualifie cependant dans les grandes lignes le Philippin moyen : Happy good lucky. Intraduisible comme tel en français, on pourrait lui donner l’équivalent de profiteur et insouciant. C’est-à-dire que le Philippin vit au jour le jour, et pourquoi pas, au petit bonheur la chance (vous reconnaissez là le qualificatif anglais, don’t you ?), au crochet d’un gentil Européen un tant soit peu fortuné.
Ce serait néanmoins porter un regard réducteur et faussé que de ne pas leur attribuer la qualité qui leur revient de droit : la générosité. Les Philippins ont un cœur en or ; il ne s’agit pas tant de donner que de se donner. Ce don de soi a quasi disparu de nos pays « civilisés » et soi-disant riches (d’une richesse toute matérielle et grossière, et qui en fin de compte asservit plus qu’elle ne rend libre), où l’égoïsme règne en maitre absolu, comme une vertu à acquérir sans tarder. Les Philippins possèdent encore, grâce à Dieu, cette vraie richesse du don de soi, richesse intérieure, qui ne se capitalise pas en billets de banque, mais qui a l’avantage de transparaitre dans le regard : « Il y a plus de joie à donner qu’à recevoir » (Act, XX, 35). Et les Philippins donnent sans compter leur temps, leur personne, sans attendre de récompense, ou au moins sans la réclamer. Joie du dévouement. Essayez pour voir : donnez-vous a une noble cause ; et n’attendez pas en retour le « sentiment » d’avoir bien fait, mais plutôt la vraie joie du devoir accompli, beaucoup moins sensible, mais beaucoup plus proche de Dieu (N.B. : Cette réflexion est plus pour les lecteurs de votre blog que pour vous-même, Mademoiselle).
Autre qualificatif du Philippin moyen : bruyant. Le bruit fait ici partie du quotidien ; dans les rues, l’on reconnaît le passage du marchand ambulant au son qui le caractérise : petite musique répétitive pour le marchand de glaces, grand cri sauvage lorsque le balout arrive (pour de plus amples explications sur le balout, contactez Mlle Bur), la clochette pour le café,… Dans les supermarchés, vous êtes accueilli par deux ou trois enceintes qui crachent leur musique américaine et décadente a travers toute la galerie, et bien évidemment, chaque boutique, échoppe, magasin, possède sa radio et ses propres décibels. Il va de soi que la nature ayant horreur du vide, il nous est nécessaire de remplacer cet étalage de musique destructrice du bon gout par des sons plus édifiants et qui assemblés les uns aux autres méritent réellement le nom de musique. Félicitations donc a Mlle Bur qui a cherché (j’irai même jusqu’a dire réussi) a apprendre a nos amis Philippins tout un répertoire de chants français, aussi bien cantiques mariaux que chansons pour rire (quand certains Français dont nous tairons les noms ne chantaient que des chansons à boire). Et bien sur, pour clore ce chapitre du bruit, lors de la Mission médicale, toujours et en permanence de la musique dans le gym (sans doute pour couvrir le tapage a proximité des arracheurs de dents…), tant et si bien que nous nous sommes vus contraints de trouver des Cds de musique classique pour éviter la destruction de nos délicats tympans, et chez certains des nervous breakdowns (comme on dit d’nos jours…).
Enfin, pour achever ce commentaire aussi long qu’insipide, donnons au portrait un ultime coup de pinceau : le Philippin est plein de respect pour la religion. Cependant, ce respect a tendance non pas a disparaître, mais a s’amoindrir, a cause du recul de la religion catholique qui, encore majoritaire, devient toutefois une religion plus fondée sur le sentiment que sur la foi (pas besoin de venir ici pour le constater), et donc plus superficielle, et a cause de l’apport de la décadence américaine, teintée de laïcisme et d’indifférentisme religieux. Mais tout n’est pas perdu. Il y a vraiment beaucoup de travail a faire ici, les habitants ayant encore vraiment soif de Dieu, et n’attendant que les ouvriers que leur enverra le Maitre de la moisson. Ils comptent sur vos prières ferventes, peut-être la plus belle preuve de votre dévouement.

article de Delphine Grouhel

A la demande de Clotilde, voici un petit mot pour tenter de vous faire partager un tout petit peu ce que j’ai vécu lors de mon passage aux Philippines.

Cette mission médicale, aux dires de tous, avait ceci de particulier qu’elle était catholique. Et cela change tout, même les soins médicaux – infirmiers et pharmaceutiques, car il était clair pour nous que, à travers chaque patient, c’était son âme que l’on cherchait et que l’on tentait d’élever vers Notre Seigneur.

La mission était dure, car il y avait beaucoup à faire dans des conditions « inhabituelles » pour nous Français, beaucoup à donner, mais aussi énormément à recevoir de la part de ce peuple généreux. Les Philippins sont des gens simples, chaleureux, heureux et reconnaissants.
Quelle joie de voir ces enfants malades se faire baptiser et soigner ! Quels sourires éblouissants nous récompensaient de nos soins !
Les dentistes ont joué leur rôle « d’arracheurs de dents » sans que l’on entende le moindre cri, à peine quelques pleurs lorsque nous n’avons plus eu d’anesthésiants…

C’est un vrai plaisir et un grand honneur pour moi d’avoir pu participer à cette édition 2008 de Rosa Mystica.
Et je profite de l’occasion pour dire bravo et merci :
à M. l’Abbé Couture pour son organisation efficace et son enthousiasme débordant
à JP Dickes pour son dévouement total et ses compétences
à Yolly, la permanente de ACIM ASIA aux Philippines qui abat un travail remarquable
à toute l’équipe des Apôtres de Marie (le MJCF philippin) si dévouée et souriante
aux soeurs de Béthanie qui ont accompli un apostolat remarquable
et enfin aussi, je n’oublie pas Clotilde qui nous a fait vivre ses aventures de manière passionnante durant ces mois par ce blog tout en préparant ardemment et formidablement le terrain, un tout petit peu aidée d’un certain X. Losco les derniers temps… qui, finalement il faut aussi le dire, nous aura été bien utile !

Oui, je comprends que Clotilde ait eu du mal à quitter ce beau pays et ses habitants, car en quelques jours je m’y suis moi aussi beaucoup attachée.
Nous n’avons qu’une envie : y retourner ! si Dieu le veut…

Et j’encourage tous, jeunes ou moins jeunes, ayant ou non des connaissances médicales, à aller passer quelques semaines ou quelques mois au sein de cette mission ACIM ASIA. On en revient transformé et enrichi d’expériences inoubliables… Et on est incroyablement bien reçu.
Soutenez ACIM ASIA par votre présence comme bénévole, par vos dons ! Voici enfin une mission qui aide concrètement et durablement les plus pauvres et dont l’argent n’est pas détourné !
A Dieu… ou au revoir !

Delphine GROUHEL, nurse in Rosa Mystica health mission 2008

article de Claire Delhome

Mission aux Philippines


Voici quelques nouvelles de nos amis philippins, que j’ai eu le privilège de rencontrer lors de la mission médicale organisée par l’ACIM (Association Catholique d’Infirmières et de Médecins) du 11 au 16 Août dernier !

« Veuillez attacher vos ceintures, notre avion va bientôt atterrir ! » Depuis le ciel sans nuage, nous apercevons en effet depuis quelques instants une mer semée de taches plus ou moins étendues : les îles philippines. A mesure que l’appareil perd de l’altitude, des formes se précisent au milieu de la verdure : rouges, bleues, grises… ce sont les toits.

Enfin, après plus de 20 heures de vol, mais aussi une pause de 3 jours à Singapour, nous touchons le sol philippin ! Nous récupérons nos 65kg de médicaments, plusieurs kg de savons, chapelets, scapulaires, vêtements, chocolats,… et la copie du Saint-Suaire qui accompagne Monsieur l’Abbé Couture lors de chaque mission ! Ainsi équipés, Mr l’Abbé et les huit français franchissent les portes de l’aéroport et quittent l’atmosphère climatisé pour un premier contact avec la réalité : la chaleur tropicale ! Fendant le flot des chauffeurs de « taxis », nous sommes dirigés vers 3 voitures de paroissiens qui nous conduisent chez eux pour le déjeuner. Aïe, aïe, aïe ! plus question de parler français : il faut se mettre à l’anglais et répondre aux questions qui fusent de toutes parts ! Nous goûtons de délicieux fruits, chacun boit sa noix de coco, et nous quittons Davao, ville située au Sud de l’île de Mindanao, pour nous rendre en voiture à Alabel, tout près de la ville de Général Santos, où est fixée la permanence d’ACIM-ASIA.

Nous roulons (« tressautons » serait le terme plus exact !) sur une route en ciment, dépassant quantité de jeepneys : sorte de bus aux couleurs vives, dont la spécialité est de ne refuser aucun passager… Aussi il suffit de s’accrocher au pare-chocs arrière, au rétroviseur, de grimper sur le toit,… si l’on veut voyager. Pour demander l’arrêt il n’y a qu’à frapper sur le toit ! Un chapelet ou une image religieuse est immanquablement suspendue à l’avant du véhicule. Si vous ratez la jeepney, vous avez encore le recours de grimper dans un tricycode : sorte de mobylette à laquelle est accolée, sur le côté droit une cabine plus ou moins couverte. Mais là encore, vous pouvez poser votre regard sur la croix du chapelet fixé à l’avant, pour vous encourager dans les moments difficiles… car il n’est pas question de priorités : chacun s’engage, double, tourne à son gré, signalant tout-de-même sa présence par de petits coups de klaxon…

Nous quittons la ville et roulons à travers la campagne. La route est bordée de cabanes en planches très rudimentaires, couvertes de tôles rouillées. Certaines sont ouvertes à l’avant et offrent au passant toutes sortes de marchandises pêle-mêles.Des enfants courent partout, dans la poussière, au milieu de chiens, chats, poules et chêvres. Les femmes sont souvent accroupies autour du feu sur lequel elles préparent le repas, ou bien au bord des rivières ou elles frottent le linge. Leurs maris travaillent pour la plupart dans les plantations ou les rizières. Au milieu de cette pauvreté une chose retient l’attention : le sourire, la bonne humeur ! ces gens sont simples et ne prennent pas des allures affairées, des airs d’importance. Ils semblent se contenter de l’instant présent, sans être tourmentés par la fièvre de la réussite ou le tracas de l’épanouissement personnel… Bref, il fait nuit noire lorsque nous franchissons l’enceinte de la zone administrative d’Alabel, sous une pluie diluvienne de mousson, et après 3h30 de voiture !

Clotilde, (nul besoin de vous la présenter !) nous accueille, ainsi qu’un autre compatriote Xavier, étudiant en médecine, un séminariste américain, une institutrice de Nouvelle-Zélande, une pédiatre polonaise,… et bien sûr des philippins tout souriants, parmi lesquels la communauté des sœurs béthaniennes. Après le dîner, nous gagnons nos chambres, situées dans la Kasfallah :  maison des invités. Celles-ci sont déjà occupées par des petits geckos ( sorte de petits lézards ocres translucides, munis de petites ventouses sous les pattes et très friands de moustiques..donc nos amis !) et des cacroachs (gros cafards ainsi nommés en raison du bruit caractéristique qu’ils émettent écrasés sous une chaussure !)  Autre surprise : la douche. N’allez pas imaginer ce que nous désignons chez nous par ce terme. Ici il s’agit d’un petit « enclos » en carrelage, au coin duquel est fixé un robinet d’eau froide, et près duquel attend une casserole pour se rincer. Nous goûtons ce petit rafraîchissement avec plaisir, avant de nous endormir sans autre berceuse que le chant des geckos…

Le Dimanche est consacré, après la Messe, aux préparatifs de la mission du  lendemain, avec notamment le rangement de la pharmacie, ce qui n’est pas une mince affaire entre les dénominations philippines, françaises et génériques… heureusement notre pharmacienne est d’une patience exemplaire !

 

Lundi matin, tous les « volunteers » se retrouvent pour la Sainte Messe, venus puiser des forces à la Source, avant d’aller porter de leur mieux le Bon Dieu à leur prochain, au travers du rôle dont ils sont chargés. Déjà la foule arrive et se presse sous une grande tente dressée à l’entrée du « gymnasium » où seront dispensés les soins.

La semaine commence, comme chaque Lundi, par une cérémonie officielle au Capitole (Mairie). Tous les employés en uniforme impeccable sont rassemblés. Le drapeau philippin est hissé tandis que tous chantent l’hymne national et promettent fidélité à la Patrie. Durant la prière qui suit, le travail de chacun est confié au Bon Dieu, puis quelques chants et mouvements de gymnastique clôturent la cérémonie. Le gouverneur en profite pour ouvrir officiellement la mission en nous présentant à tous… 

Il est temps d’aller nous consacrer à nos malades ! Pour commencer, chaque personne est enregistrée : nom, âge, adresse, motif de consultation. Puis elle est munie d’un papier de couleur différente  selon sa destination : pédiatre, généraliste ou dentiste.

A l’étape suivante, une infirmière note poids, tension et température sur cette feuille. Puis commence la longue attente avant la consultation. Durant celle-ci, les deux prêtres imposent des scapulaires, confessent, baptisent, avec une paternelle attention pour chaque âme en particulier… Les deux séminaristes les aident efficacement. Les béthaniennes ne sont pas en reste non plus : elles distribuent des chapelets en expliquant aux enfants la manière de le réciter, elles donnent médailles, images,… et tout cela avec beaucoup d’amour aussi. Un peu plus loin, certaines d’entre elles donnent des cours de catéchisme en s’aidant de planches illustrées de couleurs très vives. Les enfants, et de loin les parents aussi, écoutent et regardent avidement ! Dès qu’une place se libère dans la file d’attente, un volontaire ou un militaire conduit la personne suivante à cette place. Au bout de quelques heures, après les soins de l’âme, ont lieu les soins du corps. Examen médical,

  interrogatoire (avec interprète indispensable !) et diagnostic. L’ordonnance est rédigée et, toujours gratuitement, la personne peut récupérer à la pharmacie ses médicaments. Là encore, les explications sont traduites par des interprètes en tagalog. Les comprimés sont dispensés en quantité modérée afin d’éviter tout commerce parallèle… Certains repartent également avec un savon, un peigne, du chocolat, ou bien une ordonnance leur permettant d’aller voir gratuitement un spécialiste en ville. D’autres repartent avec quelques dents en moins, ou des points de suture, un bandage, etc…

A midi chacun s’interrompt pour l’Angélus et le repas. Puis les soins reprennent jusqu’à environ 18h. Si parfois le vertige nous prend devant toute cette foule de personnes souffrantes, un regard vers Notre-Dame de Fatima,

  dominant la pièce, et magnifiquement ornée de fleurs suffit à nous redonner des forces ! La Foi de ces gens est toute simple. Sans aucune honte, chacun déambule dans la pièce avec scapulaire et chapelet autour du cou, le plus naturellement du monde. Lorsque vous croisez un  regard, aussitôt vous recevez un large sourire, comme si l’on vous disait : « je n’ai rien à te donner, mais je t’offre un peu de mon cœur !»  L’obstacle de la langue n’est pas un trop gros problème, nous y pallions autant que possible par des gestes. Et il faut que ces gens nous fassent grande confiance pour nous suivre derrière un rideau, munies de seringues ou instruments pour pansements, sans bien saisir ce que nous allons leur faire… nous admirons un tel abandon !

Petite anecdote qui nous fit bien rire : ayant demandé à une sœur parlant un peu français comment se disait « maman » en tagalog, elle répondit sans hésiter « sandali lang !» Bien joli, mais peu facile à prononcer pour un petit enfant avons-nous pensé… mais enfin ! Nous demandions donc les jours suivants aux enfants « sandali lang » ? Persuadés qu’ils comprenaient : « c’est ta mAman ? » Lorsqu’un beau jour nous compriment que nous leur disions tout bonnement : « peux-tu attendre un mOment ? »

 

Ici, tous les gens sont habitués à vivre les uns chez les autres, sans beaucoup d’intimité, aussi la confidentialité n’est pas tellement à la mode chez les philippins, qui viennent s’appuyer tout naturellement à la chaise du voisin qui est en plein examen médical, écoutant les recommandations qui lui sont faites… Eh oui, il faut s’y faire, cela surprend un peu au début !

Parfois les enfants s’approchent de nous, prennent notre main et la portent à leur front en signe de respect et de reconnaissance… certains d’entre eux voient un prêtre ou un médecin pour la première fois de leur vie !

 

D’ailleurs, la municipalité profite de la mission pour venir inscrire bon nombre d’entre eux à l’état civil. Ainsi, cette fillette d’une dizaine d’années qui fut opérée d’un bec-de-lièvre, suite à la mission de 2007 : lors de son entréeà l’hôpital, elle n’existait pas, civiquement parlant !

Durant la semaine nous recevons trois bébés atteints d’une malformation cérébrale qui déforme leur tête et leur laisse peu d’espoir de survie. L’un d’eux, non baptisé encore, devient enfant de Dieu dans la petite chapelle de fortune…

Un merveilleux souvenir est celui de ce petit garçon d’environ 3 ans, porteur d’un bec-de-lièvre. Tandis que nous lui présentons une petite image du Bon Pasteur, reconnaissant le caractère religieux du dessin, il joint instantanément, mais avec beaucoup de douceur ses petites mains, et se recueille. Lorsqu’il comprend que l’image est pour lui, ses yeux brillent de plaisir, et il serre sur son cœur ce petit trésor qu’il ne veut plus quitter… nous sommes bien émues par cette scène qui ne dure que quelques secondes, et nous pensons à tous ces autres enfants froidement éliminés pour  le seul préjudice d’avoir une malformation physique ! Quel témoignage vient de nous donner ce petit innocent, heureux de vivre, et qui sera bientôt opéré…

Vers 16h30, après la sortie de l’école, arrivent des fillettes en uniforme. Elles portent des chemisiers blancs et des jupes écossaises aux couleurs différentes selon leur classe. Elles nous observent longuement, puis se hasardent timidement à nous dire quelques mots en anglais, et lorsque la glace est brisée n’hésitent plus à nous demander de toucher nos cheveux, qui ne sont pas noirs et fins comme les leurs !

Nous voyons peu de personnes âgées, car l’espérance de vie n’atteint même pas 70 ans. Celles que nous voyons cependant sont encore très alertes, habituées à s’asseoir continuellement par terre… Elles ne sont jamais seules mais entourées par 2 ou 3 générations…

Ainsi, durant les cinq jours de mission nous recevons environ 3000 personnes. Nous apprenons plus tard que les francs-maçons largement répandus dans le pays, ne nous ont pas facilité la tâche, en cherchant à dissuader les médecins locaux de venir nous aider, ou en voulant limiter le nombre de nos consultations… Il faut préciser, à la décharge des médecins philippins, que 80 à 90% de leurs consultations journalières sont gratuites et relèvent donc déjà d’une « mission » !

 

Il est bien triste cependant de devoir renvoyer le dernier jour un certain nombre de malades non traités, faute de médecins et de médicaments…

Pour clôturer la mission médicale, le gouverneur de la province nous offre un dîner, au cours duquel le chef de l’armée nous remercie publiquement pour le caractère médical et religieux de la  mission !

Le dernier jour a lieu un forum, pour mettre en garde les étudiants contre l’IVG et les autres dérives actuelles. En raison de la forte pluie qui tombe ce jour-là, l’assistance est clairsemée, mais les auditeurs sont visiblement ébranlés par les propos clairs qui leurs sont adressés, appuyés de supports visuels.

Chaque étudiant, comme chaque malade entrevu au cours de la semaine repart muni de l’adresse de la permanence de l’ACIM, où une personne dévouée sera toujours prête à l’aider et à lui indiquer la chapelle traditionnelle toute proche. Ainsi, grâce à cette permanence qui porte bien son nom, la mission ne cesse jamais, elle perdure au contraire, et de jeunes apôtres de Marie y consacrent beaucoup de leur énergie, par amour pour les âmes.

 

Pardonnez-moi d’avoir été bien longue, tout en regrettant de n’avoir pu qu’effleurer un si vaste sujet ! Je voulais surtout vous redire qu’à des milliers de kilomètres de la France, des catholiques traditionalistes se battent encore pour conserver leur Foi. Leurs ennemis possèdent l’arme redoutable de la télévision, qui répand ses courants de matérialisme et d’impureté… Beaucoup de ces catholiques envient la France pour ses nombreux saints, ses nombreuses apparitions mariales.

Ainsi, si vous avez la grâce de vous rendre au Jubilé de Lourdes, n’oubliez pas de dire une petite prière pour vos frères et sœurs philippins qui n’ont pas les moyens de prendre l’avion, ou ne peuvent obtenir un visa pour venir honorer la Sainte Vierge, et bénéficier des grâces jubilaires… Et n’oubliez pas non plus, dans votre petit quotidien, de penser à toutes ces âmes qui désirent se sanctifier comme nous, dans des conditions différentes des nôtres, mais bien difficiles aussi, et surtout avec de trop rares sacrements… Si vous souhaitez les aider matériellement, vous pouvez envoyer vos dons à

l’ACIM – 18 Villa Rachaert –  92390 Villeneuve-la-Garenne

ou contacter le Dr Jean-Pierre Dickès : jean-pierre.dickes@wanadoo.fr

Vous permettrez peut-être à un enfant d’être opéré, ou bien à un prêtre de prendre un tricycode afin d’aller extrémiser un mourant…. Au Ciel vous serez récompensés par une foule de sourires philippins !

Mais d’ici-là, selon l’usage : « God bless you ! »

 

 

 

 

 

 

 

infos de dernière minute !

bonjour à tous,

le programme change tous les jours il faut croire !

je pensais passer la journée tranquille à préparer mes valises ! c’était sans compter sur une autre mission médicale ce matin, pour quelques patients qui avaient été enregistrés la semaine dernière et que nous n’avions pas pu voir.

puis j’ai pensé pouvoir y aller en touriste ! que nenni ! encore nommée dès mon arrivée pour l’enregistrement !

enfin, j’apprends que la tante de May May m’invite à diner ce soir !

et j’ai finalement mon avion pour Manille demain matin !

en conclusion, j’ai juste le temps de vous mettre quelques photos supplémentaires ! désolé, mais je ne crois pas avoir le temps pour le moment de mettre les commentaires. si je trouve une connexion pendant mes 5h d’attente à Abou-Dhabi, je vous les mettrais, et je rajouterai les dernières photos, sinon, ça attendras la France je crois.

 

j’en profite pour vous redire : j’ai mis des photos de patients : elles peuvent être choquantes, mais ce n’est que la triste réalité de ce que nous avons pu voir pendant la mission.

hangang sa muli !

APRES LA TEMPETE …

Bonjour à tous,

Après une semaine de « silence radio-blog », je reprends enfin la « plume » !

La tempête est passée ; le calme et la chaleur sont revenus, et chacun profite d’un peu de cette «relative tranquillité» pour faire disparaître un tant soit peu les cernes profondément inscrits sous les yeux ! Yolly, imperturbable, continue son travail stoïquement. Car les patients vus par les équipes de la mission reviennent poursuivre leur traitement ou pour refaire leurs pansements !
Mais reprenons …

Un rythme vraiment très soutenu pendant ces 5 jours où nous avons vu défiler plus de 2000 patients. Éreintant, car en plus de la défection d’un bon nombre de médecins philippins qui avaient pourtant annoncé leur participation, il n’y avait qu’une seule pharmacienne française pour contrôler les prescriptions ! Et l’information a plutôt bien circulé, plus par le « bouche à oreille » que par les médias d’ailleurs, pour que tant de patients se pressent ainsi au portillon !

La courte durée de la mission et le faible nombre de médecins ne nous ont malheureusement pas permis de soigner tous ceux qui étaient venus montrer leur détresse physique : et ça, je peux vous dire que c’est vraiment désolant et très frustrant ! La grande consolation vient de l’aide spirituelle apportée à tous ceux qui sont venus, qu’ils aient pu obtenir une consultation médicale ou non : cet aspect missionnaire lui, est un succès vraiment réconfortant, surtout du au dévouement souriant des abbés, des séminaristes (Pierre-Marie Wagner et Jonathan Loop) et des sœurs de Béthanie. Combien de chapelets distribués, de scapulaires offerts et bénis, de baptêmes donnés, de points de catéchisme éclaircis ? … Ramenée par Monsieur l’Abbé Couture, une grand reproduction du Saint Suaire de Turin a été exposée dans le Gym pendant toute la durée de la mission, et lui a donné l’occasion de 2 conférences de présentation du Saint Suaire dans les locaux municipaux touts proches.

Évidemment, il me paraît difficile de vous raconter dans le détail tous les aspects de la mission : j’ai bien essayé le premier jour, et je ne sais pas si mes impressions rendent bien compte de l’ambiance. Le deuxième jour, prise entre la gestion de mes dossiers, mon ordi, le défilé ininterrompu de patients, je n’ai vu de la mission qu’une activité fébrile des infirmières de la pharmacie, qui trouvaient parfois le temps de venir m’aider, secourables Champollions, à déchiffrer les hiéroglyphes et autres pattes de mouches des médecins prescripteurs !

Et pas beaucoup plus pour le troisième jour !

Le comble : au quatrième jour, c’est moi qui aurait du consulter ! Hors service en plein boum, avec forfait pour angine et gastro… Et c’est la pauvre Sherryl qui a du traiter tous les dossiers, aidée par l’une de mes amies du Mother and Child venue gentiment et très opportunément montrer son nez !

À peine plus de présence au cinquième jour : c’est quand même rageant d’avoir préparé et attendu cette mission si longtemps, pour n’y participer finalement qu’en pointillé ! … serviteur inutile !

Pour éviter de vous laisser « sur votre faim », j’ai demandé à chaque volontaire Français d’écrire un petit commentaire sur ce blog : j’espère que leurs activités à leur retour en France, leur laisseront le temps de vous faire part de leur aventure philippine !

Pour l’instant, je tente de faire un tri entre les photos collectées auprès des uns et des autres, pour vous présenter un premier témoignage.


Il faut quand même que je vous décrive un peu le tout : sinon les photos risquent de vous paraître … banales.

À l’extérieur du Gym, Yolly et quelques infirmiers assurent le premier enregistrement « papier », en plein milieu de la foule qui se presse. Les militaires font ce qu’ils peuvent. Yolly se trouve cependant dans l’obligation de faire déjà à ce niveau un peu de « tri ». Pourquoi ? Les « barangays » avaient été « invités » à amener « leurs » patients les plus pauvres. Mais avec le bouche à oreille, beaucoup de patients des environs « non invités » se pressaient déjà à l’enregistrement quand les camions « voiturés » par les barangays se sont présentés ! Mauvaise affaire ! Car cela a été dur pour Yolly, infirmière et catholique, de devoir faire reculer les premiers arrivés, souvent encore plus démunis que les autres, pour laisser passer les « invités », quand elle aurait voulu pouvoir soigner tout le monde ; et qu’elle savait pertinemment que ce serait probablement impossible !

Après ce premier enregistrement, les patients attendent, toujours dehors sur les marches des escaliers, que les militaires leur ouvrent les portes. Ceux-ci ont reçu des consignes précises : en fonction du nombre de médecins, il faut qu’ils contrôlent le flux des patients pour que les équipes qui travaillent à l’intérieur ne soient pas submergées par le nombre. C’est encore sur ces marches d’escaliers, dans la chaleur, parmi les pleurs des gamins et la toux des anciens, que les sœurs souriantes circulent, catéchisent, annoncent les horaires des messes, des confessions, enseignent, conseillent, …

Une fois les portes d’entrée passées, les patients sont pris de suite en charge par d’autres infirmiers : pouls, tension, température, symptômes avant de passer en consultation avec les médecins parmi lesquels le Dr Kowalska et le Dr Dickès.

Les blessés et ceux qui nécessitent des injections, ou de la petite chirurgie que le Dr Dickès fait entre deux consultation, vont directement voir Claire Delhome, assistée de Bernadette Dickès et de quelques sœurs de Béthanie. Du peu que j’ai pu voir, les patients ne les dérangeaient pas pour des « petits bobos » : les plaies à traiter étaient plutôt du type abcès, pieds de diabétiques tuméfiés … Les médecins ne sont pas épargnés non plus : pas trop de « cas très graves » mais des gamins avec des tumeurs … c’est vraiment moche !

Les mamans d’ici, toujours si attentives et aimantes vis à vis de ces enfants un peu « monstrueux » font mon admiration! Ici, tout respire la charité, le don de soi, le respect de la vie humaine, c’est vraiment magnifique.

De l’autre côté du Gym, les dentistes « sévissent », devant nos regards horrifiés ! Mais tout compte fait, et pour rassurer un peu … : … à la fin de la première journée, pour éviter les déplacements au Kasfallah, nous avons décidé de prendre tous nos repas dans le Gym. Nous arrivons donc le matin le deuxième jour, après la messe pour prendre le petit déjeuner. Déjà, ce n’est pas très habituel pour les Français de manger viande, poisson et riz à cet horaire matinal (ah ! le poids des habitudes…). Mais quand le repas est servi à côté des postes de travail des dentistes où trônent encore les poubelles de la veille, là il y a de quoi vous couper l’appétit complètement !!! Une fois suffit : un petit rappel sur les consignes d’hygiène aux « petites mains » chargées de la propreté des locaux… !!!

Un peu plus loin, la pharmacie où la pauvre Chantal, assistée de Delphine, de Blandine et des infirmières philippines tente de déchiffrer les prescriptions, de vérifier les dosages, de jongler entre les médicaments Français et Philippins ! Tout en demandant à Honeybee les médicaments manquants …

Et tout au bout, nous essayons désespérément avec Sherryl, de suivre le rythme des enregistrements par ordinateur de tous ces patients !

Pour ajouter à cette ambiance de désordre organisé, circulent Mr Gressier avec sa caméra, Mme Gressier et Mary avec leur sourire, et Xavier qui, entre deux voyages éclairs à Gen San, tâche de s’assurer que tout le monde a ce bien qu’il lui faut pour travailler!

Dans le bruit ambiant, quelques expressions reviennent très fréquemment : Delphine reste célèbre ici pour la manière très particulière dont elle insère souvent ses « ouhlàlà » ! Une sorte de concours, depuis son départ, pour savoir quel est celui qui dira le plus souvent « ouhlàlà » ! C’est vraiment excellent avec l’accent franço-tagalog !

« Excellent »! C’est l’expression favorite de l’Abbé Pierre Marie (qui parle un peu par le nez) : elle a eu beaucoup de succès, et chacun s’applique à la répéter en tâchant d’imiter la voix de l’abbé (« sauf votre respect » Monsieur l’Abbé !)


Malgré mon état, au quatrième jour, nous décidons avec May-May de faire goûter la « vraie vie » de GenSan à nos amies Françaises et nous les invitons à dormir dans ma chambre. Dans un joyeux « bazard » digne de pensionnaires, elles découvrent le joli bruit des rats qui se déchaînent pour leur faire plaisir ! Elles ont mis du temps aussi, à découvrir que, contrairement à la « douche sans douche » du Kasfallah (c’est à dire avec la casserole en plastique), je disposais « chez moi » d’une « vraie » douche (froide, certes) et ont préféré la casserole ! La famille de May a été ravie de faire la connaissance de ces sympathiques française ; Delphine avec son rire et son humour a conquis tout le monde dès le premier instant !

En guise de cadeau de bienvenue, le gouvernement offre aux étrangers un petit tour dans un village traditionnel où nous sommes chaleureusement reçu après un voyage sur les pistes éprouvant pour le dos ! Mes connaissances en « tagalanglofrancovisaya » me servent bien, et avec Claire, nous nous essayons joyeusement à la danse des oiseaux et des vagues avec les petites filles qui dansent pour nous.

Pour finir, vendredi soir, le gouverneur nous offre un dîner auquel les infirmiers Philippins ont aussi été conviés ! Entre les discours de chacun, les plats Philippins, un peu de remontants, l’ambiance est vraiment très sympathique, et les Philippins découvrent le côté « fêtard » des Français !

Finale en chanson, bien sur ! Mr Gressier nous chante un tonitruant « dors mon pti quiquin » en patois chti ! Mary nous fait découvrir sa voix magnifique ! Il me faut chanter la chanson philippine que je connais, au grand bonheur de nos amis philippins, et finalement les apôtres de Marie terminent cette magnifique soirée de leurs chants.

Le lendemain samedi, c’est génial ! Tous les infirmiers sont revenus exprès pour la journée de conférences de bioéthique : à commencer par celles sur l’avortement et la contraception…

Après un dernier débriefing, nous quittons une bonne fois pour toute le Capitol pour retourner sur Gen San. !

Au dimanche, restent les adieux : juste après la messe, nos amis Français s’en vont passer la journée à Davao avant de rejoindre la France via Singapour. L’après-midi se passe bizarrement à ranger, à se reposer un peu, à discuter … après toute cette agitation et ces moments d’émotions intenses passés avec toute l’équipe, le « dernier carré » (le Dr Kowalka, Mary, les 2 séminaristes, Xavier et moi) semble un peu désorienté…

Lundi matin, la vie « courante » recouvre ses droits : avec May May, nous prenons notre courage à deux mains, et des deux autres le linge qui depuis une semaine s’entasse dans la salle de bain. Chants, rires et bavardages ponctuent cette séance de lessive qui s’achève tant bien que mal dans la buanderie familiale. Avec un constat, sinon un regret : c’est un travail fatigant, même s’il est effectué dans une ambiance sympathique ; mais c’est probablement la dernière fois que je pratique ce « sport » ici !

L’après-midi, après un café d’adieu « chez Mac Gregor », les membres du « dernier carré » s’envolent à leur tour, laissant derrière eux celle qu’on appelle désormais ici la « french filipina »…

Pas le temps de « morositer » sur mon sort ! Ce soir, il s’agit de faire bonne figure au barbecue de la « good bye party » organisée pour que mon départ soit moins triste !

Nous sommes une vingtaine environ. Chacun y va de son cadeau et de son chant. Quelques détails ?
Yolly commence par un poème sur l’amitié qui dit à peut près cela :

J’ai voulu chanter pour te dire mon amitié, mais le chant s’est éteint ;

J’ai voulu souffler, mais le vent ne va pas loin et tu ne le vois pas ?

J’ai donc trouvé la flèche, que j’ai envoyée dans ton cœur !!!


Vilma m’a chanté ma chanson philippine préférée ;

Kits m’a chanté le chant de l’adieu en anglais où j’ai compris que « ce n’est qu’un au revoir, pleure pas »

Kody m’a chanté « l’étoile de la mer » en Français bien sûr !

Les filles m’ont chanté des chants anglais émouvants et les garçons aussi !

Aldy avait dépensé tout son argent de poche pour m’acheter un petit bracelet !

Gerlyn (du Mother and child) m’a offert un bracelet et chanté une chanson qui disait « tu nous a apporté beaucoup, nous te regretterons »

La tante de May a fait un discours pour me dire que j’étais chez eux comme une autre fille, une soeur, … Les cousins de May (l’un des petit garçon a une voix magnifique) avaient préparé des chants splendides et ils m’ont offert un superbe malong (tube de tissu très coloré qui sert pour dormir, pour se changer, comme jupe … !

Le captain des Apôtres de Marie m’a remerciée de les avoir aidés …

Les apôtres de Marie présentées par leur chef Annalie m’ont offert deux plateaux en bois ! Avec un discours magnifique pour me dire que dans les coups durs … ils n’avaient pas seulement de l’affection pour moi mais de l’amour, et qu’ils me présentaient tout cela sur un plateau …

Yolly a repris la parole pour me dire qu’ils avaient reçu beaucoup par ma venue, et qu’ils espéraient que j’avais reçu autant qu’eux.


Je ne sais pas ce que ça vous fait, mais moi avec tout cela, j’étais en larme et au moment du discours, il m’a été très difficile de parler ! Heureusement qu’Annalie avait prévu un mouchoir ! Bon : mais après avoir parlé, je n’étais plus la seule à pleurer : Marie-Ca et Sherryl utilisaient aussi leurs mouchoirs !

 

Dimanche prochain, ce seront 6 mois de ma vie qui seront terminés ; trop triste de fermer ainsi la porte sur une expérience aux Philippines décidément géniale ! Je souhaite à beaucoup d’autres de venir ici en profiter !

Le docteur Dickès m’a appris qu’une autre jeune infirmière (Alice) devait arriver ici en octobre pour 8 mois! Bravo, super génial ! J’espère qu’elle ne sera pas seule tout le temps !
Magali, devrait d’ailleurs rejoindre la mission pour deux mois au tout début du mois de février !

Pour ceux qui seraient tentés de fermer ce blog comme un livre dont ils auraient terminé la lecture, je rappelle que j’attends les commentaires des Français ; j’y ajouterai certainement un dernier mot à mon retour en France !

Au cours de la « good bye party », beaucoup des compliments et des cadeaux qui m’ont été adressés auraient du l’être, en toute justice, à tous ceux qui par leurs prières ou leurs dons matériels ont aidé la mission si efficacement. Cette mission a été un réel succès ; ACIM-ASIA continue son action ; et c’est bien grâce à la générosité de tous les bienfaiteurs. Chacun de ceux qui poursuivent ici cette action d’assistance médicale catholique n’est pas prêt de les oublier dans ses prières.

Hangang sa muli.

God bless you always.

jours de mission

bonjour à tous,

 

un petit mot avant que les patients n’arrivent à la pharmacie et donc à mon bureau !

nous attaquons la 5ème journée, fatigués, un peu malades, mais heureux ! 

les Français découvrent ou redécouvrent l’extrème gentillesse philippines et ne veulent déjà plus repartir

avant hier nous avons vu plus de 500 patients, hier plus de 600 ! et ce matin, les patients se pressent déjà nombreux à la porte.

merci à tous pour votre soutien spirituel et matériel !

ici c’est vraiment génial ! je vous raconterai tout cela en détail dans peu de temps, car actuellement les premiers patients sont déjà à la pharmacie ! je vais donc me remettre à mon travail d’enregistrement !

hangang sa muli ! 

PREMIERE JOURNEE !

Bonjour à tous !

Aujourd’hui, 11 août : voilà encore une journée à 400 à l’heure qui s’achève! Résumé…

Levée à 6h, je parts vers le capitole à 07h30 avec May May, et à 8h nous sommes à notre poste : devant ma table d’enregistrement il y a déjà …beaucoup de patients qui attendent !

Les Français ont tous disparus : ils assistent à la cérémonie officielle du lever des couleurs nationales. D’après ce qu’ils en ont dit par la suite, j’ai manqué quelque chose de magnifique : mais ils vous raconteront ça eux-mêmes.

Donc, les patients sont déjà là, mais les collègues non ! Et Yolly me demande de commencer !

Je me sens un peu seule tout de même pour canaliser tout ce monde-là ! Entre les patients qui se pressent à ma table pour être enregistrés les premiers (ils ont peur, à juste titre peut-être, de ne pas pouvoir avoir de consultation s’ils arrivent dans les derniers) et les volontaires philippins qui veulent également être enregistrés pour avoir leur « ID » et commencer à aider le plus tôt possible, il faut rester calme mais ferme malgré un petit sentiment intérieur de panique.

Oulalala !

Et mes deux collègues qui ne sont toujours pas là ! Finalement Judith intervient au bon moment : elle prend à sa charge les enregistrements des volontaires pour fournir rapidement leur « ID » aux infirmières qui se plaignent de ne pas avoir toutes la leur !

Au fur et à mesure qu’elles obtiennent leur « ID » ces d’infirmières très sympathiques viennent m’aider très efficacement à commencer les enregistrements à la main.

Ouf ! Le premier moment de panique est géré : on commence à y voir un peu plus clair. Les gardes de la sécurité demandent gentiment aux patients de reculer ; une autre équipe de volontaires vient nous aider pour hâter les enregistrements : c’est vrai qu’après deux jours de labeur commun, on commence à mieux se connaître ce qui facilite et accélère grandement les choses.
Les échanges en Tagalog avec les patients vont aussi désormais bon train :

- anong pangalan mo ? (comment vous appelez vous ?)

- ilang taon ka na ? (quel âge avez-vous ?)…/…

À l’intérieur du Gym, une autre équipe munie de balances, de tensiomètres de thermomètres… attend les patients qui quittent mon poste ! J’ai l’impression de me retrouver au « Mother and Child » avec là aussi les phrases bien connues :

- timbang po (montez sur la balance s’il vous plait)

- lincod po (asseyez vous)

- unsa imoi gibati ? (comment vous sentez vous ?)

- lagnat ?… sipon ?… ob ?… (fièvre ? froid ? toux ?) …

Le circuit se poursuit bien sûr avec les consultations: dentistes, médecins généralistes, pédiatres, premiers soins et pansements. Les médecins sont aujourd’hui cependant moins nombreux que les dentistes. Mais on en attend deux fois plus demain.

Au loin sur l’estrade, la pharmacie s’organise ! Tous ces cartons, c’est impressionnant ! Les premiers embarras, hésitations, tâtonnements passés, la coopération est excellente entre les infirmières philippines et nos amies Françaises ; le travail va ainsi bon train dans la joie et la bonne humeur.

Et parmi tout ce capharnaüm bruyant mais finalement très ordonnancé, les soeurs de Béthanie et les Abbés circulent, joignant le sourire à l’apostolat !

Vous dire l’ambiance, vous raconter des anecdotes : impossible pour l’instant. Il faudra attendre d’écouter ou de lire les comptes rendus que chacun des acteurs pourra faire, … après… Chacun est bien trop pris par son travail !

Heureusement Mr Gressier est là, avec ses objectifs et ses boîtiers qui saisissent « sur le vif » un peu partout dans le Gym et alentour, les instantanés qui, mis bout à bout, pourront donner une idée de l’ensemble ! J’attends donc avec impatience ses photos pour les joindre en primeur aux reportages précédents et compléter ainsi les impressions livrées à chaud!

Une journée donc qui a filé trop vite : des patients se pressent encore au portillon, qui devront revenir demain. En effet, les inévitables tâtonnements de cette première journée et le faible nombre de médecins présents aujourd’hui ne nous auront permis d’accueillir qu’un peu plus de 240 patients. Pourtant chacun y a « mis du sien » : Mary et Christine en particulier, qui en plus d’un travail difficile, savent sourire à tout le monde !

À 17h, réunion de synthèse de la journée, et consignes pour le lendemain.

J’apprends que Sherryl, une étudiante infirmière, refait à peu près notre travail à la pharmacie où elle enregistre sur ordinateur tous les patients et les médicaments donnés. Après pas mal de palabres en « tagalanglofrancais mais sans visaya », nous décidons de ne garder qu’un seul poste informatique d’enregistrement à la pharmacie !!!

Ouflàlà (tiens, c’est pas mal ça) ! L’organisation d’une mission et la gestion des équipes, ce n’est pas une mince affaire, surtout quand on utilise plusieurs langues !!!

Nous rentrons au Kasfallah quelque peu harassés et la tête pleine du bruit qui toute la journée a résonné dans le Gym. Xavier a eu la bonne idée de rassembler là quelques boissons « remontantes et désinfectantes » et quelques rochers « au magnésium » … pour le moral des troupes! Un peu dur cependant pour moi de goûter ce bon moment de détente ; je ne sais pas pourquoi mon cou et mes épaules sont si douloureux : mauvaise position ou courant d’air ? Heureusement, il y a souvent au moins un kiné dans une équipe médicale : merci à elle !

Et voilà ! Autant vous dire qu’après une journée comme celle-là, le repas a été vite expédié : et personne n’a tardé à aller se coucher une fois le chapelet et les complies priés en commun !

Quant à moi, je ne vais pas tarder non plus, car demain ne pourra pas être très différent d’aujourd’hui, sauf le nombre de patients qui lui ne risque pas de diminuer !… Dieu Merci !
Il n’est d’ailleurs pas certain que je sois en mesure de poursuivre ce récit d’une manière aussi suivie : le rythme des journées, la fatigue qui s’ensuit et des connexions internet au débit souvent faible, tout cela va probablement retarder l’émission de mes prochains comptes rendus ? À
voir !…

Hangang sa muli !

12345

Apprenti du monde |
tahiti |
Travelling Addict |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Vadrouille en Asie
| Stef et Pat à Los Angeles
| Down under // Tu lis ce blo...